Tamasaba (玉サバ) : le poisson rouge de Niigata, fiche complète

Le tamasaba (玉サバ) est un poisson rouge japonais né dans la préfecture de Niigata, au pays des carpes koï. Il a le corps haut et bombé d’un ryukin, mais une seule nageoire caudale, longue ou courte, qui en fait un nageur rapide et un poisson de bassin capable de passer l’hiver dehors. C’est la variété qui donne son nom à ce site, et celle qu’À Flore d’Eau vend au magasin de Lesneven.

Fiche d’identité

Nom Tamasaba · 玉サバ · tamasaba ; « Echigo tamasaba » (越後玉サバ) chez les éleveurs de Niigata
Groupe Poisson rouge régional (地金魚) de Niigata ; corps de type ryukin, queue de type wakin
Queue Simple, longue (fukinagashi), courte (funao) ou intermédiaire ; une seule nageoire anale
Origine Chūetsu, Niigata (Nagaoka, Yamakoshi, Kashiwazaki) ; ryukin croisé avec un poisson rouge local à queue simple, le Shōnai selon la plupart des sources ; tradition orale
Taille adulte 30 cm et plus en bassin, hors queue ; 20 à 30 cm chez les vendeurs français
Bassin ou bac Bassin dehors toute l’année ; bac de 60 à 90 cm pour des jeunes ou en intérieur
Difficulté Débutant en bassin : rustique, mange de tout, sans bosse ni nageoires fragiles ; le seul point exigeant est le volume

Ce qu’est un tamasaba

Un tamasaba est un Carassius auratus, comme tous les poissons rouges. Les Japonais le rangent dans les 地金魚, les poissons rouges régionaux, avec le jikin d’Aichi ou le tosakin de Kōchi ; le 『金魚図鑑』 de Shogakukan (2023) lui consacre un groupe. Le 玉サバ向上委員会, comité de Niigata, le définit en trois points : corps rond « en daruma », plus haut que long, avec un creux marqué entre l’épaule et le dos ; une seule caudale ; une seule anale. Un corps plus long que haut n’est pas un tamasaba mais un sabao (サバ尾), son ancêtre. La nomenclature du site le résume ainsi : corps de ryukin, queue de wakin. Il nage aussi vite qu’un wakin (Wikipédia JA).

Histoire : un ryukin qui passe l’hiver

Le point de départ est pratique. Le ryukin, poisson d’aquarium au corps rond, passait mal l’hiver dans les bassins de Niigata, région de neige. Les éleveurs l’ont croisé avec un poisson rouge local à queue simple et rustique. La plupart des sources, Wikipédia JA, Tokyo Aqua Garden, tanagoGo!, les importateurs britanniques, nomment le Shōnai (庄内金魚), poisson rouge de la préfecture voisine de Yamagata. Un communiqué PR Times de 2025 écrit « ryukin × wakin ». La 新潟県玉サバ振興会, association de promotion du tamasaba, cite un bulletin de 2002 : les éleveurs de koï auraient commencé vers 1966, en recroisant avec du ryukin et du comète et en essayant le shubunkin pour un tricolore. Le comète n’est donc pas le parent fondateur, mais il a pu entrer dans certaines lignées.

Le produit s’appelait sabao, « queue de maquereau ». Le comité rapporte deux récits oraux sur le nom : des poissons de Yamakoshi installés en 1917 (Taishō 6) à Zenkon, près de Kashiwazaki, sur la route du Sabaishi (鯖石) ; ou, au milieu de l’ère Shōwa, un éleveur de koï de Nagaoka-Nigorisawa vendant à la fête d’automne des sabao au ventre rond sous le nom de « tamasaba-o ». Aucun document écrit ancien n’existe, dit le comité lui-même ; nous écrivons donc « selon la tradition rapportée par les éleveurs de Niigata ». Mieux établi : la sélection des sabao les plus ronds a fixé le type ; la variété a disparu après la guerre, puis a été reconstituée à partir des survivants (Wikipédia JA).

Reconnaître un tamasaba

De profil, le dos monte fort derrière la tête puis redescend vers une queue unique. De dessus, le corps est rond et la queue fait un seul lobe. La tête est lisse, sans bosse (肉瘤) : c’est ce qui le distingue du sabao au sens japonais (サバオ), un oranda chinois à queue simple non reconnu. En anglais, « sabao » sert pourtant de synonyme à tamasaba, et Wikipédia EN le place à Yamagata : confusion avec le Shōnai, son parent. Le tamasaba est de Niigata.

Trois queues existent : fukinagashi (吹き流し), longue et flottante ; funao (フナ尾), courte comme celle de la carpe ; middle (ミドル尾). Les queues courtes sont les plus prisées en concours (Wikipédia JA) ; les vendeurs les étiquettent « tamasaba tanbi » (短尾). Les robes vont du rouge uni (素赤) au rouge et blanc (更紗), avec du blanc, du jaune or, du calico et du « tigre » (Tokyo Aqua Garden) ; les vendeurs français empruntent les noms des koï, kohaku, showa, karasu. Les jeunes naissent bronze et se colorent en quelques mois.

Le tamasaba en bassin

À Yamakoshi, les éleveurs comme Marushin élèvent le tamasaba dans les mêmes bassins de montagne que les jeunes koï (Tokyo Aqua Garden) : c’est ce qui explique sa rusticité et son prix. Il mange les granulés pour koï (振興会), accepte les aliments flottants sans se retourner (Koifarm) et grandit plus vite que le ryukin (Koi Prestige).

Il passe l’hiver dehors sans chauffage, en France comme au Royaume-Uni et au Japon ; voir l’hivernage des poissons rouges. La 振興会 donne 20 à 28 °C comme confort, 0 à 35 °C comme limites ; Tokyo Aqua Garden fixe le plafond à 34 °C. L’ennemi n’est pas le froid mais la chaleur d’un bassin peu profond au soleil. Profondeur : 1 à 1,5 m conseillé, 60 à 70 cm au minimum (振興会). Volume : 2 à 3 m³ pour un groupe adulte (Koi Prestige) ; voir quel volume de bassin. Plus lent qu’un comète, il est une proie facile pour le héron. Il cohabite avec les koï et les medakas, broute les plantes tendres, et se nourrit selon la température. À l’arrivée, bain de sel à 0,3-0,5 %, pratique japonaise.

Reproduire le tamasaba

La reproduction suit celle du poisson rouge en bassin, au printemps ; un éleveur britannique décrit des bacs de ponte montés de 10 à 20 °C en une semaine (Fishkeeping News). Le tri est le vrai travail : une part des jeunes revient au type sabao allongé, une autre a la queue double ou tordue. On ne garde que les corps ronds à queue unique.

Concours, éleveurs et prix

Le 全国玉サバ品評大会, concours national du tamasaba, a tenu sa 19e édition le 2 novembre 2025 à la 道の駅ながおか花火館 de Nagaoka, avec une vente. Les éleveurs japonais présents à l’export sont Marushin (Yamakoshi), Kaneko, Matsunosuke, Ornafish, Hirashin, NND et Suzuki ; le premier arrivage européen documenté, 180 poissons d’Ornafish, est passé par Aquadistri (Practical Fishkeeping). En France, La Ferm’eau Koï (Loire-Atlantique) le reproduit depuis 2019 environ.

Prix relevés le 21 octobre 2026 chez les vendeurs français : 15 à 18 € pour un tosai de 5 à 9 cm, 55 à 69 € en 8-10 cm de lignée Marushin, 99 à 132 € en 12-17 cm, 145 à 155 € pour un jumbo tosai de 13-18 cm, 119 à 249 € en haute qualité 15-20 cm. Le premier facteur de prix est l’éleveur, puis la taille, puis la queue courte. Détail dans combien coûte un tamasaba et où acheter un tamasaba.

Nos tamasaba en photo

Tamasaba tosai de 6 cm en bac de vente, rouge et blanc, corps rond et queue simple. Puis un sujet de près, des nisai de 20 cm avec certificat, et des tamasaba kawarimono calico, tous de l’éleveur NND. Photos prises au magasin, à Lesneven.

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Le tamasaba chez À Flore d’Eau

Le tamasaba est en vente au magasin de Lesneven, dans les bacs d’eau froide, et les photos de cette page y ont été prises en octobre 2026 : des tosai de 6 cm rouge et blanc, des tamasaba kawarimono calico de 6 à 12 cm, et quelques nisai de 20 cm vendus avec le certificat de l’éleveur, tous de la ferme NND. La boutique en avait déjà vendu auparavant, des 8-10 cm d’un autre éleveur japonais. Les prix s’affichent au magasin ; pour la vente en ligne, la page produit sur afloredeau.com fera foi, et nous n’annonçons rien avant. Qui écrit ce site.

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Questions fréquentes

Tamasaba ou sabao, est-ce le même poisson ?

Non. Au Japon, le sabao est l’ancêtre allongé du tamasaba ; en anglais, le mot sert de synonyme, d’où la confusion. Le mot juste est tamasaba.

Le tamasaba passe-t-il l’hiver dans un bassin en France ?

Oui, dans un bassin assez profond pour ne pas geler jusqu’au fond, sans chauffage, en arrêtant le nourrissage sous 9 °C. Voir le poisson rouge en bassin toute l’année.

Est-ce un poisson pour débuter ?

Oui, à une condition : le volume. Pour le reste, il est plus simple qu’un ryukin ou un oranda. Plus de réponses dans la FAQ et le glossaire.

Sources