Tamanishiki, fukudaruma, calico, koshi no nishiki : les dérivés du tamasaba

Le tamasaba a donné une petite famille : le tamanishiki (玉錦) aux écailles nacrées, le fukudaruma (福だるま) au corps encore plus rond, le calico tamasaba tricolore, le koshi no nishiki (越乃錦) dont le blanc vire à l’or, et les « tanbi » à queue courte. Tous gardent le corps haut et la queue simple du tamasaba, et tous passent l’hiver en bassin. Cette fiche sépare les variétés des marques d’éleveur.



Tamasaba kawarimono calico, rouge, blanc et noir, en bac de vente
Tamasaba kawarimono, calico, tosai de 6 à 12 cm de l’éleveur NND, au magasin de Lesneven.

Fiche d’identité

Nom Tamanishiki · 玉錦 ; Fukudaruma · 福だるま ; Calico tamasaba · キャリコ玉サバ ; Koshi no nishiki · 越乃錦 ; Tamasaba tanbi · 玉サバ短尾
Groupe Poissons rouges régionaux de Niigata, dérivés du tamasaba ; corps de type ryukin, queue simple
Queue Simple, courte ou longue selon la lignée ; les tanbi et la plupart des fukudaruma ont la queue courte
Origine Niigata, sélection à partir du tamasaba ; fukudaruma créé par feu M. Miyajima, koshi no nishiki par l’élevage いやしの郷 (Wikipédia JA) ; dates non documentées
Taille adulte Celle du tamasaba : 30 cm et plus en bassin
Bassin ou bac Bassin dehors toute l’année
Difficulté Débutant en bassin ; le fukudaruma très rond demande plus d’attention à la digestion

Variété, lignée ou marque ?

Ces noms n’ont pas tous le même statut. Le tamanishiki et le calico tamasaba désignent un caractère d’écaille ou de couleur, visible et transmissible. Le fukudaruma et le koshi no nishiki sont d’abord des noms d’éleveur : Wikipédia JA dit du premier qu’il relève plus d’une marque que d’une variété. Le tamasaba tanbi n’est qu’un tamasaba à queue courte, sans appellation officielle. Un vendeur français peut employer ces mots plus largement ; la photo du poisson compte plus que l’étiquette.

Tamanishiki (玉錦) : les écailles nacrées

Le tamanishiki est sélectionné parmi les tamasaba à écailles transparentes (透明鱗). L’écaille nacrée perd sa couche réfléchissante : le rouge paraît plus profond, le blanc plus mat, et le contraste est plus fort que chez un tamasaba à écailles normales (Wikipédia JA). Corps et queue sont ceux du tamasaba. Au Japon, il se vend à côté du tamasaba, 4 500 ¥ pour un 12 cm de lignée Kinoshita par exemple (boutique きんとと, 21 oct. 2026) ; en France il reste rare.

Fukudaruma (福だるま) : plus rond encore

Le fukudaruma, « daruma de la chance », est l’œuvre de feu M. Miyajima, qui cherchait un corps rond comme un bol. À l’origine à écailles normales et queue longue, on le voit aujourd’hui surtout à écailles transparentes et queue courte (Wikipédia JA). Tokyo Aqua Garden et tanagoGo! le décrivent plus rond que le tamasaba, au rouge plus profond. Plus le corps est court, plus le tube digestif est comprimé : pour le fukudaruma, nous conseillons les précautions du ryukin, nourriture coulante et repas petits, sans source japonaise qui l’exige.

Calico tamasaba (キャリコ玉サバ) : le tricolore

Il porte le motif du shubunkin : rouge, blanc et noir sur un fond bleu-gris dit asagi (浅葱色), avec des écailles nacrées (tanagoGo!), en de nombreuses combinaisons (Wikipédia JA). La 新潟県玉サバ振興会 rapporte que les premiers éleveurs ont essayé le croisement avec le shubunkin pour obtenir un tricolore : le calico est une piste ancienne, pas une mode. Comme chez tout calico, le noir peut s’étendre ou reculer pendant la première année.

Koshi no nishiki (越乃錦) : du blanc qui vire à l’or

Le koshi no nishiki, « brocart d’Echigo », vient de l’élevage いやしの郷. Ses plages blanches se couvrent d’écailles dorées, en général dans la deuxième ou la troisième année (Wikipédia JA). Le changement n’est pas garanti, certains restent blancs, d’où le prix élevé de ceux qui ont viré. Nous n’en avons trouvé aucune trace chez les vendeurs français.

Tamasaba tanbi (短尾) : la queue courte

Tanbi veut dire « queue courte ». Ce n’est pas une variété : c’est un tamasaba à queue funao, celle que les juges de Nagaoka préfèrent (Wikipédia JA). Les vendeurs l’écrivent « tanbi » ou « short tail » et le facturent plus cher. La différence est esthétique ; les deux hivernent de la même manière.

En bassin et en reproduction

Rien ne change par rapport au tamasaba : bassin profond, dehors toute l’année, arrêt du nourrissage quand l’eau refroidit (nourrir selon la température, l’hivernage). Les écailles nacrées ne fragilisent pas au froid ; elles rendent les blessures plus visibles, ce qui aide à repérer un poisson malade. En reproduction, un couple de tamanishiki ou de calicos donne des jeunes aux écailles normales, nacrées ou mosaïques ; le tri porte sur le corps et la queue d’abord, l’écaille ensuite.

Les dérivés chez À Flore d’Eau

À Flore d’Eau prépare le retour de tamasaba à Lesneven ; la page produit sur afloredeau.com fera foi, y compris pour dire si des tamanishiki, calicos ou queues courtes sont du lot. Rien n’est annoncé avant.

Variétés proches

  • Tamasaba : la souche.
  • Shubunkin : le calico à queue simple et corps allongé.
  • Ryukin : le corps rond d’origine, à queue double.
  • Shōnai : le parent à queue simple, avec ses propres dérivés 庄内さくら et 庄内にしき.

Questions fréquentes

Tamanishiki et calico tamasaba, quelle différence ?

Le tamanishiki est un tamasaba rouge et blanc à écailles nacrées. Le calico ajoute le noir et le fond bleu-gris. Les deux ont les écailles transparentes ; la couleur fait la différence.

Le fukudaruma est-il un tamasaba ?

Oui, par le corps et la queue simple. C’est une sélection d’éleveur poussée vers la rondeur, vendue sous un nom de marque.

Où en trouver en France ?

Les vendeurs de koï qui importent des tamasaba en proposent parfois : où acheter un tamasaba. Tous hivernent dehors comme le tamasaba (en bassin toute l’année). Les termes sont dans le glossaire.

Sources