Le shubunkin est un poisson rouge japonais à queue simple et à robe calico : un fond bleu-gris semé de rouge, de blanc et de taches noires, sur des écailles nacrées qui lui donnent un aspect mat. Il a le corps allongé du wakin, sa vigueur et sa résistance au froid. C’est, avec la comète, le poisson de bassin le plus demandé en France. Il existe en trois types, japonais, London et Bristol, qui diffèrent par la queue.
Fiche d’identité
| Nom | Shubunkin · 朱文金 · Shubunkin ; « shubunkin » ou « calico goldfish » en anglais |
|---|---|
| Groupe | Type wakin (和金型) |
| Queue | Simple, plus longue que celle du wakin ; arrondie chez le Bristol |
| Origine | Japon, vers 1900, par Akiyama Kichigorō, éleveur de Tokyo ; croisements entre demekin calico, wakin et carassin rouge (hibuna). Nommé par Matsubara Shinnosuke |
| Taille adulte | 20 à 30 cm en bassin |
| Bassin ou bac | Dehors toute l’année |
| Difficulté | Débutant : rustique, bon nageur, sans point faible connu |
Reconnaître un shubunkin
Le mot calico désigne un motif à trois composantes : des plages rouges ou orange, des plages blanches ou bleu-gris, et des mouchetures noires. Chez le shubunkin, ce motif repose sur des écailles nacrées, à demi transparentes, qui donnent au fond son bleu. Le bleu n’est pas un pigment : c’est la couleur de la peau vue à travers une écaille sans reflet métallique. Plus la part de bleu est grande, plus le poisson est prisé. Les standards britanniques du Bristol demandent au moins un quart du corps en bleu.
Le corps est celui du wakin, allongé, un peu plus haut que le carassin. La queue est simple et plus longue que chez le wakin. Trois types se distinguent par cette queue :
- Le shubunkin japonais, dit aussi « américain » dans les textes anglophones : queue simple, longue et fourchue, aux pointes effilées, proche de celle de la comète. C’est le type courant en animalerie.
- Le London shubunkin : corps plus trapu, queue courte et arrondie, comme un poisson rouge commun calico. Sélectionné au Royaume-Uni.
- Le Bristol shubunkin : corps long et large, grande queue simple à lobes arrondis, en forme de cœur ou de « B ». Sélectionné à Bristol, standard tenu par la Bristol Aquarists’ Society. Rare, presque absent du commerce courant, le plus cher des trois.
Au Japon, Wikipédia JA distingue deux lignées : la lignée de Yatomi (Aichi), à rouge vif et noir marqué, et la lignée d’Edogawa (Tokyo), dominée par le bleu clair. Un shubunkin « blanc » ou presque sans couleur est un sujet où les plages bleues et blanches dominent ; il reste un calico.
Le shubunkin en bassin
C’est le poisson que l’on recommande en premier à qui veut un bassin de poissons rouges en France. Il tient le froid comme le wakin dont il descend, nage vite, se voit bien de dessus grâce au contraste bleu et rouge, et vit longtemps : Wikipédia EN donne 10 à 15 ans. Il vit en groupe ; comptez au moins cinq ou six sujets pour voir un comportement normal.
Le volume compte plus que tout. Un shubunkin adulte dépasse 20 cm ; le dimensionnement est dans quel volume de bassin pour des poissons rouges. Les règles générales sont dans poisson rouge en bassin extérieur toute l’année. En hiver, le shubunkin se pose au fond et ne mange plus sous 9 °C ; on ne le nourrit pas, voir l’hivernage des poissons rouges en France et nourrir selon la température. Un bassin qui ne gèle pas jusqu’au fond suffit dans toute la France.
Un calico aux écailles nacrées se lit moins bien qu’un rouge sur un fond clair. Sur une bâche noire ou un fond sombre, le bleu ressort. Il cohabite sans problème avec le wakin, la comète et le tamasaba, qui nagent à la même vitesse. Avec les koï, voir tamasaba et carpes koï dans le même bassin : les mêmes règles s’appliquent.
Reproduire le shubunkin
Comme tous les poissons rouges : ponte au printemps, œufs sur les plantes, parents à écarter, voir reproduction du poisson rouge en bassin. Le motif calico ne se transmet pas proprement : deux shubunkin donnent des calicos de qualité variable, des sujets presque unis et des sujets à écailles métalliques ordinaires. Le gène des écailles nacrées se comporte de façon intermédiaire ; les sujets « tout nacré » sont pâles et les « tout métallique » perdent le motif. Le tri des jeunes vers 3-4 cm, sur fond sombre, élimine les sujets sans bleu et les queues tordues. Les jeunes naissent gris et prennent leur couleur en quelques mois.
Le shubunkin chez À Flore d’Eau
Le tamasaba est en vente au magasin À Flore d’Eau de Lesneven (tosai de 6 cm et nisai de 20 cm de l’éleveur NND, octobre 2026) ; pour la vente en ligne, la page produit de la boutique fera foi. Pour le shubunkin et les autres poissons rouges du magasin :. Les prix constatés en France au 21 octobre 2026 chez les vendeurs en ligne :. Le matériel et les aliments sont sur afloredeau.com.
Variétés proches
- Wakin : la souche, même corps, robe rouge ou rouge et blanc.
- Comète et sarasa : même silhouette à queue longue, robe unie ou rouge et blanc, écailles métalliques.
- Tamanishiki : le calico sur un corps de tamasaba, écailles transparentes.
- Tamasaba : le poisson rouge de Niigata, corps rond et queue simple.
- Les cinq groupes : la place du shubunkin dans la nomenclature.
Questions fréquentes
Quelle taille adulte pour un shubunkin ?
Couramment 20 à 30 cm en bassin, selon le volume et la nourriture. Wikipédia EN cite des sujets jusqu’à 46 cm ; nous n’en avons pas vu de tels en France. Il atteint sa taille adulte en deux à trois ans, puis grossit lentement.
Combien de litres pour un shubunkin ?
Le chiffre dépend du nombre de poissons et de la filtration ; la règle est posée dans quel volume de bassin. Un aquarium d’intérieur de 100 litres n’est pas un cadre durable pour un poisson qui dépasse 20 cm.
Le shubunkin passe-t-il l’hiver dans un bassin extérieur ?
Oui, partout en France, dans un bassin qui garde une zone hors gel au fond. Il cesse de manger sous 9 °C et reprend au printemps.
Bristol, London ou japonais, lequel choisir pour un bassin ?
Le japonais, le plus courant et le moins cher, est celui que l’on trouve. Le Bristol est un poisson de passionné, rare et cher, dont la grande queue arrondie se voit surtout de côté ; il tient aussi le bassin. Le London est rare en France.
Pourquoi mon shubunkin est-il blanc ou presque sans couleur ?
Parce que le calico est variable. Un sujet où bleu et blanc dominent reste un shubunkin. Le fond sombre fait ressortir le bleu ; sur fond clair, il paraît blanc.
Sources
- Base de faits tamasaba.fr (SOCLE §4) : All About, Wikipédia EN, Google Suggest du 21 oct. 2026.
- Wikipédia JA, « 朱文金 » (créateur, croisement, lignées Yatomi et Edogawa, Bristol), https://ja.wikipedia.org/wiki/朱文金
- Wikipédia EN, « Shubunkin » (types London, American, Bristol ; longévité), https://en.wikipedia.org/wiki/Shubunkin
- All About, « 朱文金・コメット », https://allabout.co.jp/gm/gc/407511/
- Practical Fishkeeping, « The Bristol shubunkin: a national treasure » (standard de la Bristol Aquarists’ Society), https://www.practicalfishkeeping.co.uk/features/the-bristol-shubunkin-a-national-treasure/
- The Goldfish Council, « Bristol shubunkin », https://www.thegoldfishcouncil.org/post/bristol-shubunkin